Les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont tenu jeudi, à Ouagadougou une réunion décisive consacrée à l’examen du projet de statut de la Force militaire unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Présidée par le général de division Célestin Simpore, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, la rencontre a marqué une étape majeure dans la concrétisation de l’ambition des trois pays à bâtir une armée commune puissante et souveraine.
« L’ambition est donc de continuer à renforcer nos capacités humaines, nos capacités matérielles et renforcer davantage les opérations », a déclaré le général Simpore à l’ouverture des travaux. Selon lui, l’enjeu stratégique est clair : poser le socle de la véritable armée que les trois pays construisent ensemble.
Les discussions ont principalement porté sur le cadre juridique et opérationnel de cette force unifiée. Les ministres ont affiché une volonté ferme de traduire dans les faits plusieurs priorités : le renforcement des capacités humaines à travers une formation commune et une meilleure coordination des effectifs ; le développement des capacités matérielles pour doter la force d’équipements adaptés aux défis sécuritaires de la région ; l’intensification des opérations sur le terrain afin de mieux répondre aux menaces terroristes ; et enfin, la mise en place d’une force capable d’être opérationnelle à tout moment.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’intégration sécuritaire renforcée initiée par les trois États après leur retrait de la CEDEAO. La future Force unifiée vise non seulement à mutualiser les moyens militaires, mais aussi à affirmer une souveraineté stratégique collective face aux défis sécuritaires persistants dans le Sahel.
Les conclusions de cette réunion devraient déboucher sur l’adoption prochaine du statut officiel de la force, ouvrant la voie à sa mise en œuvre effective. Pour les autorités des trois pays, il s’agit là d’une réponse concrète et unie aux aspirations des peuples du Sahel pour une sécurité durable et maîtrisée par les États eux-mêmes.




















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