Le gouvernement burkinabè a annoncé l’allocation de 85 milliards de FCFA, soit environ 141,7 millions de dollars américains, à quatre projets industriels et miniers stratégiques. Cette décision marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de relancer l’économie nationale en s’appuyant prioritairement sur des ressources internes et la diaspora.
Les fonds seront répartis de la manière suivante : 15 milliards de FCFA (25 millions USD) pour renforcer la production nationale de ciment, secteur vital pour le développement des infrastructures et la construction de logements. Ce soutien doit permettre d’augmenter la capacité locale et de réduire la dépendance aux importations.
Trente milliards de FCFA (50 millions USD) seront consacrés à la construction d’une nouvelle unité industrielle à Bobo-Dioulasso, dans le sud-ouest du pays. Cette initiative vise à dynamiser l’activité économique dans une région stratégique et à créer des emplois directs et indirects.
Dans le secteur minier, 20 milliards de FCFA (33,3 millions USD) serviront à relancer la mine de Perkoa, tandis que la même somme sera injectée pour réactiver celle de Taparko. Ces deux opérations devraient permettre de relancer la production, d’améliorer les recettes de l’État et de valoriser les ressources naturelles du pays.
Selon les autorités, toutes les conventions de financement ont été signées avec des entreprises nationales. Les fonds ont été entièrement mobilisés « de l’intérieur et de la diaspora », sans recours à l’endettement extérieur. Une approche qui traduit la volonté du gouvernement de souveraineté économique et de maîtrise des ressources.
Ces investissements interviennent dans un contexte où le Burkina Faso cherche à diversifier son économie, à créer des emplois et à renforcer sa résilience face aux défis sécuritaires et climatiques. Ils devraient générer des retombées significatives en termes d’emplois, de transferts technologiques et de revenus fiscaux à moyen terme.
Avec ce plan ambitieux, les autorités burkinabè affirment leur engagement à transformer les potentialités du pays en véritables moteurs de développement durable.




















![[Partie 2] État du Sénégal – IB Bank Togo/Burkina Faso : blanchiment d’une dette cachée de 105 milliards FCFA en créance souveraine](https://levenementniger.com/wp-content/uploads/2025/10/1-1-218x150.jpg)













