Le Congrès américain approuve une loi pour couper toute aide au Nigeria

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A general view shows House of Representatives vote on a new Speaker of the House at the US Capitol on October 18, 2023 in Washington, DC. US lawmakers rejected hard-line conservative Jim Jordan's bid for speaker of the House of Representatives in the first round of voting October 17, 2023, entrenching a stalemate that has paralyzed Washington for two weeks. (Photo by Mandel NGAN / AFP)

La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un amendement visant à suspendre 100 % de l’assistance américaine au Nigeria jusqu’à ce que le gouvernement fédéral prenne des mesures concrètes pour lutter contre le terrorisme et les violences. Cette décision, adoptée par vote vocal lors de l’examen du projet de loi de crédits, renforce considérablement une proposition antérieure qui ne prévoyait qu’une retenue de 50 % de l’aide.

Porté par le représentant républicain Gregory Steube de Floride, l’amendement exige que le secrétaire d’État américain certifie que le Nigeria a pris des « mesures effectives » pour prévenir et répondre à la violence, tout en traduisant en justice les auteurs de ces actes. Steube a justifié cette position ferme en dénonçant l’incapacité du gouvernement nigérian à protéger ses citoyens, particulièrement les chrétiens et les minorités religieuses.

« Nous ne pouvons pas récompenser un gouvernement qui échoue à protéger ses citoyens », a-t-il déclaré. Selon lui, le Nigeria fait face à une « vague horrible de violence » orchestrée par des extrémistes opérant en toute impunité. Les femmes et filles chrétiennes sont enlevées, agressées et tuées, des églises sont incendiées et des communautés entières rasées, accuse le parlementaire.

Le législateur a insisté sur le fait que si les conditions justifiaient déjà une retenue partielle de l’aide, elles devaient logiquement conduire à une suspension totale. Il a également évoqué les défis budgétaires américains, avec une dette publique approchant les 40 000 milliards de dollars, pour souligner l’absurdité de continuer à financer un pays confronté à une insécurité croissante.

Cette mesure intervient dans un contexte de surveillance accrue de la situation sécuritaire au Nigeria à Washington. Le président Donald Trump avait redésigné le Nigeria comme « Pays particulièrement préoccupant » (CPC) en 2025 en raison des persécutions religieuses. Malgré cela, les deux pays maintiennent une coopération militaire contre les groupes terroristes dans le nord du pays.

L’amendement doit encore franchir les étapes restantes du processus législatif américain pour devenir loi. S’il est adopté, toute l’aide américaine restera gelée jusqu’à ce que le gouvernement nigérian respecte les critères de sécurité et de responsabilité exigés par les États-Unis.

Cette décision pourrait avoir des répercussions majeures sur les relations bilatérales et sur la capacité du Nigeria à financer certaines opérations de sécurité et de développement. Elle reflète également une évolution de la diplomatie américaine, qui conditionne de plus en plus son soutien à des résultats tangibles en matière de gouvernance et de protection des droits humains.

L’amendement cependant, démontre comment l’aide américaine aux pays africains peu devenir un moyen de dicter sa politique à ses pays pourtant souverains. L’aide reste conditionnée et donc ne laisse pas vraiment de choix aux pays qui en bénéficient, s’ils veulent poursuivre les projets engagés dans le cadre de cette « aide ».

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