L’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris n’a pas mâché ses mots dans un communiqué inhabituellement direct, pour dénoncer les déclarations de Jean-Luc Mélenchon qualifiant les dernières élections ivoiriennes d’« anticonstitutionnelles ». Pour Abidjan, ces propos ne sont pas seulement maladroits : ils sont jugés insultants et irresponsables.
Le texte diplomatique va droit au but. Il rappelle à l’homme politique de La France Insoumise qu’il ne dispose d’« aucune légitimité, qualité ni compétence » pour se prononcer sur le fonctionnement des institutions d’un pays souverain. Et de conclure par cette pique historique lourde de sens : « Depuis le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire n’est plus une colonie française. »
Ce rappel n’est pas anodin. Il intervient dans un contexte où les relations entre la France et plusieurs États africains traversent une zone de fortes turbulences. Expulsions de forces militaires, contestation des accords de coopération, montée des discours souverainistes : la France paie aujourd’hui des décennies de perceptions néocoloniales.
Dans ce climat, une intervention de Mélenchon, pourtant habitué à critiquer la « Françafrique », est perçue comme une nouvelle forme d’ingérence, paradoxale et contre-productive.
Pour la Côte d’Ivoire, pays stable et locomotive économique de l’UEMOA, l’enjeu dépasse la simple polémique. Il s’agit de réaffirmer haut et fort sa pleine souveraineté face à toute tentative extérieure de délégitimation.






















![[Partie 2] État du Sénégal – IB Bank Togo/Burkina Faso : blanchiment d’une dette cachée de 105 milliards FCFA en créance souveraine](https://levenementniger.com/wp-content/uploads/2025/10/1-1-218x150.jpg)














