Les États-Unis annoncent le retrait de leurs troupes d’Irak d’ici le 30 septembre

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Les États-Unis vont achever le retrait de leurs troupes d’Irak d’ici le 30 septembre, marquant la fin d’une présence militaire qui aura duré près de 23 ans. Cette annonce a été faite conjointement par le président américain Donald Trump et le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi lors d’une rencontre à la Maison Blanche.

« Nous ne pensons plus avoir besoin de présence militaire là-bas », a déclaré Trump, soulignant le renforcement des liens économiques, notamment avec les compagnies pétrolières américaines. Le Premier ministre irakien a confirmé que « les forces américaines quitteront l’Irak le 30 septembre, tandis que les entreprises américaines resteront dans le pays ». Selon lui, les forces de sécurité irakiennes sont désormais capables d’assurer la défense du territoire.

Cette décision s’inscrit dans le prolongement d’un accord conclu en 2024 entre Bagdad et Washington visant à mettre fin à la mission de la coalition contre l’État islamique (EI). De nombreux soldats américains avaient déjà quitté le pays depuis la signature de cet accord sous l’administration Biden. Au fil des années, les États-Unis ont progressivement transféré les responsabilités de lutte antiterroriste aux forces irakiennes, qu’ils ont formées et soutenues.

Un engagement historique aux multiples phases

L’histoire de l’implication américaine en Irak remonte à mars 2003, avec l’invasion menée sous le prétexte de l’existence d’armes de destruction massive – allégations jamais confirmées. Au plus fort du conflit en 2007, plus de 170 000 soldats américains étaient déployés. La plupart des troupes de combat ont quitté le pays en 2011 sous Barack Obama, avant un retour en 2014 à la demande de Bagdad face à l’avancée fulgurante de l’EI.

Si le groupe terroriste a perdu ses bastions territoriaux en 2021, environ 2 500 militaires américains étaient restés pour des missions de formation et d’opérations conjointes de contre-terrorisme. Leur nombre avait déjà fortement diminué ces dernières années.

Ce retrait complet met fin à un chapitre coûteux et controversé de l’histoire contemporaine. Pour l’Irak, il symbolise une affirmation de souveraineté ; pour Washington, un recentrage sur des partenariats économiques plutôt que militaires.

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