Le président américain Donald Trump a averti mercredi que les États-Unis détruiraient un pont ou une centrale électrique à chaque fois que l’Iran tirerait sur un navire dans le détroit d’Ormuz. Cette déclaration musclée intervient dans un contexte de guerre qui s’enlise, sans perspective de résolution rapide, et qui menace l’économie mondiale.
La dernière menace de Trump de cibler les infrastructures civiles survient alors que le conflit s’envenime. Les deux camps campent sur leurs positions concernant ce détroit stratégique, voie navigable cruciale pour le transport de l’énergie mondiale. Largement fermé en raison des attaques iraniennes répétées, le passage provoque déjà des perturbations majeures sur les marchés pétroliers internationaux. Les prix du carburant flambent, ajoutant une pression supplémentaire sur l’administration Trump à quelques mois des élections de mi-mandat américaines.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les États-Unis ont lancé une nouvelle série de frappes contre l’Iran. La défense aérienne iranienne a riposté en ouvrant le feu sur une ville jordanienne proche d’Israël. Des alertes ont également été émises au Bahreïn et en Arabie saoudite, témoignant de la régionalisation rapide du conflit.
Les négociations sont au point mort. Les deux parties ont intensifié leurs pressions sur les infrastructures civiles. En réponse aux frappes américaines, Téhéran a ciblé des installations énergétiques et des usines de dessalement fournissant de l’eau potable aux pays voisins du Golfe, déjà durement touchés par la sécheresse. Ces actions soulèvent de graves préoccupations humanitaires dans une région fragile.
Le droit international interdit généralement les attaques contre les infrastructures civiles, sauf lorsqu’elles servent à des fins militaires. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné mardi ces agissements, les qualifiant d’« inacceptables ».
Malgré les appels à la désescalade, la spirale de violence continue. Les experts craignent une nouvelle hausse des prix de l’énergie et des conséquences humanitaires dramatiques. Washington et Téhéran semblent engagés dans une logique de représailles mutuelles qui pourrait déstabiliser durablement le Moyen-Orient et l’économie mondiale.






















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