Le 6 juillet, les services de sécurité marocains ont infligé un revers significatif à l’organisation État islamique. En une journée d’opérations coordonnées, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a arrêté dix extrémistes dans sept villes du royaume : Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fquih Ben Salah et Safi. Cette action rapide a permis de neutraliser des projets d’attentats jugés « avancés » contre la sécurité publique.
Le profil des suspects interpelle : parmi eux figure un ancien détenu antiterroriste, preuve que la récidive reste une réalité, ainsi qu’un mineur, signe alarmant de la capacité de Daech à recruter de jeunes vulnérables. Les perquisitions ont livré un arsenal inquiétant : armes blanches, uniformes militaires, documents techniques sur la fabrication d’explosifs, et des supports numériques remplis d’allégeances à l’État islamique accompagnées de menaces explicites.
Surtout, les enquêteurs ont découvert dans un entrepôt un véhicule 4×4 bourré de bonbonnes de gaz, d’autocuiseurs piégés et de produits chimiques, matériel typique des attentats à la bombe. Selon les informations disponibles, cette cellule recevait un soutien logistique direct de la branche sahélienne de Daech et avait pour mission de frapper au Maroc plutôt que de rejoindre les zones de combat.
Ce démantèlement confirme une fois encore la perméabilité des menaces entre le Sahel et l’Afrique du Nord. Il souligne la détermination du Maroc à protéger son territoire et sa stabilité face à un ennemi qui cherche à étendre son influence. L’enquête se poursuit.




















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