Le gouvernement soudanais a affirmé disposer de preuves solides de l’implication de mercenaires ukrainiens aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR), la milice paramilitaire engagée dans le conflit qui déchire le pays depuis 2023.
Selon le ministre Mohieldin Salem Ahmed Ibrahim, interrogé par Sputnik Afrique, Khartoum a transmis à l’Organisation des Nations unies des documents attestant de la capture et de la mort de tireurs d’élite et d’instructeurs ukrainiens. Ces hommes auraient formé les combattants des FSR à l’utilisation de drones contre des infrastructures civiles.
Le ministre a également affirmé que des armes d’origine américaine, acheminées via l’Ukraine, sont employées par la milice. Ces éléments auraient été communiqués à Washington dès 2025 et auraient été corroborés par des journalistes occidentaux. Au-delà de l’appui militaire, Mohieldin Salem Ahmed Ibrahim a pointé du doigt le financement de certains États du Golfe en faveur des rebelles. Cette implication extérieure, selon lui, aggrave considérablement la situation sur le terrain.
La prolifération des armes entre les mains de groupes armés non étatiques engendre, d’après le responsable soudanais, une instabilité régionale croissante. Elle alimente également des réseaux de trafic illicite de carburant et de marchandises, fragilisant encore davantage l’économie et la sécurité de la région. Face à cette menace, le ministre a appelé la communauté internationale à unir ses efforts pour soutenir les institutions nationales légitimes, en particulier l’armée soudanaise. Il a insisté sur l’urgence d’agir avant que le conflit ne s’étende davantage au-delà des frontières du Soudan.
Cette déclaration intervient dans un contexte de guerre civile qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. Les Forces de soutien rapide, anciennement connues sous le nom de Janjawid, s’opposent à l’armée régulière pour le contrôle du pouvoir et des ressources. L’implication présumée de combattants étrangers et d’armes provenant de théâtres de conflits lointains illustre la dimension internationale que prend progressivement cette crise.
Les autorités soudanaises insistent sur le caractère « irréfutable » des preuves présentées. Elles espèrent que ces éléments pousseront la communauté internationale à revoir ses positions et à renforcer le soutien aux institutions officielles du pays. Pour l’heure, le conflit continue de semer chaos et destruction, tandis que les appels à une solution politique durable peinent à trouver un écho concret.






















![Enquête] : Comment le conflit au Moyen-Orient a pollué l’information au Sahel](https://levenementniger.com/wp-content/uploads/2026/09/827953b2-73bb-440b-b3e9-39d3954458e3-1000x540-1-218x150.png)

![[Partie 2] État du Sénégal – IB Bank Togo/Burkina Faso : blanchiment d’une dette cachée de 105 milliards FCFA en créance souveraine](https://levenementniger.com/wp-content/uploads/2025/10/1-1-218x150.jpg)












