Les résultats quasi définitifs des élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 confirment un paysage politique fragmenté. Avec 99,9 % des voix dépouillées, le bloc du Premier ministre Benjamin Netanyahou obtient 53 sièges sur 120 à la Knesset, soit huit de moins que la majorité absolue de 61. L’opposition, menée par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, en récolte 48. Les listes arabes réalisent quant à elles une percée historique avec 19 sièges, presque le double de leur score de 2022.
Le Likoud de Netanyahou reste le premier parti, mais chute à 27 sièges (contre 32 précédemment). Le parti ultra-orthodoxe Shas s’effondre à six sièges, son plus mauvais résultat depuis 1992. Du côté de l’opposition, le nouveau parti centriste Yashar d’Eisenkot s’impose avec 21 sièges, tandis que l’alliance centre-droit de Naftali Bennett (Together) en obtient 12. Les démocrates de gauche doublent leur représentation à huit sièges.
La forte mobilisation des citoyens arabes d’Israël explique en grande partie cette progression. Un taux de participation record, alimenté par une rhétorique jugée de plus en plus anti-arabe dans le débat public, a permis aux deux listes arabes de presque doubler leur présence parlementaire.
En théorie, ces 19 sièges arabes pourraient permettre à Eisenkot d’atteindre la majorité. Dans la pratique, une telle alliance reste politiquement taboue pour la plupart des partis juifs de l’opposition. Seuls les démocrates n’ont pas exclu cette option.
Face à ce blocage, le président Isaac Herzog devrait privilégier la formation d’un gouvernement d’unité nationale regroupant les principales formations juives (Likoud, Yashar, Together et Yisrael Beiteinu d’Avigdor Lieberman), qui totalisent ensemble 67 sièges. Une fois les résultats officiels proclamés le 4 novembre, le président chargera le dirigeant qu’il estimera le plus à même de constituer un cabinet. Celui-ci disposera de 42 jours pour y parvenir et obtenir la confiance de la Knesset. Un gouvernement minoritaire, soutenu de l’extérieur, reste également envisageable.
Ces élections ouvrent ainsi une période d’incertitude prolongée, marquée par d’intenses négociations et un possible réalignement des forces politiques israéliennes.






















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