Le représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies, Saïdou Zongo, a vivement critiqué le rapport annuel de l’ONU sur les enfants et les conflits armés, qu’il accuse d’être utilisé comme outil de pression politique contre l’Alliance des États du Sahel (AES).
Dans une intervention remarquée, le diplomate burkinabè a dénoncé un document qui pointe du doigt la protection des droits des enfants au Burkina Faso, au Mali et au Niger, sans prendre en compte les « spécificités de la région » marquée par le terrorisme. « Ce texte utilise une terminologie incorrecte en présentant les organisations terroristes comme des parties légitimes au conflit », a-t-il souligné.
Selon Saïdou Zongo, ce sont précisément ces groupes terroristes qui sont à l’origine des souffrances des enfants dans la région et à travers le monde. Au lieu de servir la cause de la protection infantile, le rapport deviendrait « un instrument de stigmatisation et de sanctions » contre les États du Sahel engagés dans une lutte existentielle.
Le diplomate a par ailleurs rappelé que les pays de l’AES font de l’accès à une éducation de qualité une priorité absolue, en cohérence avec leurs engagements internationaux. « Nos efforts visent à reconstruire un environnement sécurisé où chaque enfant puisse apprendre et s’épanouir », a-t-il assuré.
Cette prise de position illustre les tensions croissantes entre les États sahéliens et certaines instances onusiennes, accusées de partialité dans leur approche des crises sécuritaires régionales.






















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