Le Burkina Faso enregistre des progrès remarquables dans la lutte contre le paludisme. Entre 2024 et 2025, le pays a vu ses cas de paludisme chuter de 32 %, passant à environ 7,3 millions. Les décès ont diminué de 44 %, tombant d’environ 3 500 à moins de 2 000. Chez les enfants de moins de cinq ans, particulièrement vulnérables, la réduction atteint près de 60 %, avec un passage de plus de 2 200 à environ 1 300 décès.
Ces résultats exceptionnels placent le Burkina Faso parmi les pays les plus touchés par le paludisme au monde, mais démontrent une avancée significative vers l’élimination de la maladie d’ici 2030. Selon le Dr Pierre Kayende, directeur pays du Malaria Consortium au Burkina Faso, cette baisse « représente un progrès spectaculaire » fruit des efforts conjugués de tous les acteurs impliqués.
Plusieurs stratégies complémentaires ont porté leurs fruits. La distribution gratuite de 15 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a couvert l’ensemble de la population. Des pulvérisations intradomiciliaires ont été réalisées dans neuf districts sanitaires, tandis que la lutte ant larves a concerné douze districts. L’introduction des vaccins antipaludiques constitue une innovation majeure : le RTS,S/AS01 lancé en février 2024 dans 27 districts, puis le R21 déployé en août 2025 dans tout le pays.
Autre initiative innovante : l’identification et la destruction des gîtes de moustiques. Plus de 2,1 millions de sites de reproduction ont été éliminés grâce à la mobilisation communautaire, notamment via les distributeurs de la chimioprévention saisonnière du paludisme.
« La combinaison de toutes ces stratégies, associée au diagnostic et au traitement précis des cas confirmés par les agents de santé, a grandement contribué à ces réductions », souligne le Dr Kayende. Le Burkina Faso est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’élimination du paludisme en 2030.
Ces avancées soulignent l’importance d’une approche multisectorielle et communautaire. Elles inspirent l’espoir pour d’autres pays africains confrontés à ce fléau et renforcent l’engagement des partenaires techniques et financiers aux côtés du ministère de la Santé.






















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