Le président ghanéen John Dramani Mahama a lancé un appel solennel en faveur de la souveraineté sanitaire de l’Afrique lors du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la santé, organisé à Accra.
« Nous ne pouvons plus dépendre de l’extérieur pour notre survie sanitaire », a-t-il déclaré. Selon lui, le continent importe encore 70 % de ses médicaments, 90 % de ses équipements médicaux et 99 % de ses vaccins. Une dépendance dangereuse mise cruellement en lumière par la pandémie de Covid-19, lorsque de nombreux pays africains ont peiné à accéder aux doses nécessaires.
Malgré ces défis, des lueurs d’espoir émergent. Le Sénégal, l’Afrique du Sud et le Rwanda ont déjà engagé des initiatives prometteuses dans la production pharmaceutique locale. Le Ghana entend également rejoindre ce mouvement en lançant sa propre production de vaccins.
Le chef d’État a insisté sur les retombées économiques d’une telle stratégie : « Les chaînes de valeur dans la santé, ce sont des usines, des laboratoires et, au bout du compte, des emplois pour notre jeunesse. »
Développer une industrie pharmaceutique africaine robuste permettrait non seulement de réduire la vulnérabilité du continent face aux futures crises sanitaires, mais aussi de créer des milliers d’emplois qualifiés et de stimuler la croissance économique. Un enjeu stratégique pour l’avenir de l’Afrique.






















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