La FIFA ouvre plusieurs procédures disciplinaires contre l’Argentine après le Mondial

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La FIFA a officiellement engagé, mercredi 29 juillet, plusieurs procédures disciplinaires contre des joueurs et la fédération argentine de football à la suite d’incidents survenus lors de la Coupe du monde. Deux internationaux albiceleste sont notamment accusés d’avoir frappé des adversaires espagnols dans les instants qui ont suivi la finale, tandis que l’AFA est pointée du doigt pour l’affichage d’une banderole politique sur les îles Malouines.

Selon les documents transmis par l’instance mondiale, le milieu de terrain Leandro Paredes fait face à trois accusations d’agression après les heurts post-match qui ont éclaté à l’issue de la victoire 1-0 de l’Espagne le 19 juillet. Le défenseur Nahuel Molina est quant à lui concerné par deux chefs d’accusation. L’entraîneur adjoint Roberto Ayala est également visé par une procédure pour une agression présumée. Molina et Thiago Almada sont de surcroît accusés de comportement antisportif, tout comme le milieu espagnol Gavi.

La liste des dossiers ouverts par la Commission de discipline ne s’arrête pas là. La FIFA reproche également à la fédération argentine d’avoir utilisé un événement sportif à des fins de manifestations non sportives. Après le succès 2-1 contre l’Angleterre en demi-finale, plusieurs joueurs argentins avaient brandi une banderole portant le slogan « Las Malvinas son Argentinas ».

L’Argentine revendique depuis longtemps la souveraineté sur les îles Falkland, qu’elle nomme Islas Malvinas. Ces territoires avaient été envahis en 1982 sur ordre de la junte militaire alors au pouvoir, déclenchant une guerre de dix semaines remportée par le Royaume-Uni. Des représentants du gouvernement britannique avaient rapidement demandé à la FIFA d’ouvrir une enquête.

D’autres griefs figurent dans le dossier argentin : des chants et gestes discriminatoires imputés à une partie des supporters, ainsi que des jets d’objets par des spectateurs lors de plusieurs rencontres du tournoi.

L’instance dirigeante a indiqué que toutes les personnes mises en cause ont désormais eu la possibilité de présenter leur version des faits. Une décision de la Commission de discipline de la FIFA sera rendue « en temps voulu ». Ces procédures interviennent dans un contexte de tensions récurrentes autour du respect des principes de neutralité politique et de fair-play que l’organisation internationale entend faire respecter pendant ses compétitions majeures.

Les sanctions éventuelles, qui pourraient aller de simples avertissements à des suspensions ou des amendes, seront suivies de près tant en Argentine qu’en Espagne et au Royaume-Uni, où l’affaire des Malouines conserve une forte charge symbolique.

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