Dans un tournant diplomatique majeur, le Sénégal a officiellement apporté son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Cette annonce intervient à la suite d’une audience historique accordée par le président Bassirou Diomaye Faye à son prédécesseur, le 17 juillet au Palais de la République.
Après des mois de tensions et de réserves exprimées par les autorités sénégalaises, ce soutien marque une réconciliation politique inattendue sur la scène internationale. Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024 et présidé l’Union africaine en 2022-2023, bénéficie désormais de l’appui formel de son pays d’origine. Il a également reçu le soutien du président gambien Adama Barrow lors d’une rencontre à Banjul, consolidant ainsi un axe régional favorable à sa candidature.
Dans un message publié ce lundi, Macky Sall a remercié chaleureusement les présidents Faye et Barrow : « Ces échanges fructueux renforcent notre engagement commun pour une Afrique unie et influente sur la scène mondiale. » L’ancien chef d’État, qui mène une campagne active depuis plusieurs mois, met en avant une vision centrée sur la réconciliation d’un monde fragmenté, lier paix et développement, et la modernisation de l’ONU. Il insiste particulièrement sur le renforcement du multilatéralisme, le respect de la souveraineté des États et une meilleure représentation des pays du Sud.
Initialement parrainée par le Burundi, la candidature de Macky Sall avait rencontré des obstacles au sein de l’Union africaine. En mars 2026, une vingtaine de pays, dont le Sénégal, avaient bloqué un soutien continental formel, invoquant notamment le principe de rotation régionale en faveur de l’Amérique latine et des Caraïbes. Malgré ces réserves initiales, l’ancien président a poursuivi ses consultations internationales, rencontrant de nombreux dirigeants africains et plaidant pour une candidature portée par un État membre de l’ONU.
Ce revirement sénégalais intervient dans un contexte politique interne complexe avec le grand écart de vision entre l’exécutif et le législatif. Cependant, le retour temporaire de Macky Sall à Dakar a été salué par des centaines de partisans, symbolisant pour beaucoup un geste d’unité nationale au-delà des clivages passés. Pour le président Faye, ce soutien s’inscrit dans une logique de Realpolitik : placer les intérêts supérieurs du Sénégal et du continent au-dessus des divergences internes.
À quelques mois des scrutins indicatifs au Conseil de sécurité, la candidature de Macky Sall gagne en crédibilité. Fort de son expérience d’État, de son réseau diplomatique et d’un bilan de transmission pacifique du pouvoir, l’ancien président sénégalais se positionne comme un candidat sérieux capable de porter la voix de l’Afrique. Si élu, il deviendrait le troisième Africain à occuper ce poste prestigieux après Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan.
Ce soutien officiel du Sénégal renforce indéniablement les chances de Macky Sall et illustre la capacité du pays à transcender ses divisions pour peser davantage sur la gouvernance mondiale.






















![[Partie 2] État du Sénégal – IB Bank Togo/Burkina Faso : blanchiment d’une dette cachée de 105 milliards FCFA en créance souveraine](https://levenementniger.com/wp-content/uploads/2025/10/1-1-218x150.jpg)














