L’ONU « pointe souvent du doigt » au lieu d’œuvrer pour la paix – Rafael Grossi

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Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a vivement critiqué le fonctionnement des Nations unies. Candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU, l’Argentin estime que l’organisation internationale a trop souvent tendance à « lancer des accusations au lieu d’œuvrer pour la paix », a-t-il déclaré cité par l’agence Sputnik.

Pour Grossi, le principal problème réside dans le manque d’impartialité perçu par de nombreux États. « L’impartialité est d’une importance capitale car c’est le seul moyen de gagner la confiance d’autrui », insiste-t-il. Sans cette neutralité, le dialogue devient impossible. Il illustre son propos par des exemples concrets : « Pourquoi le Président Poutine accepterait-il de me rencontrer ? Ou le ministre des Affaires étrangères, Lavrov ? S’ils ne vous perçoivent pas, à tout le moins, comme un professionnel impartial qui ne défend pas d’agenda personnel, la rencontre n’aura pas lieu. »

Fort de son expérience à la tête de l’AIEA, où il a maintenu des canaux de dialogue même dans les crises les plus tendues, Rafael Grossi se présente comme un candidat capable de restaurer la crédibilité de l’ONU. Selon lui, l’organisation doit redevenir un espace de médiation crédible et non un tribunal permanent.

Cette prise de position intervient alors que la course au Secrétariat général s’intensifie, soulignant les attentes d’une diplomatie plus équilibrée et pragmatique face aux grands défis géopolitiques actuels.

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