Sécurité, gouvernance et droits de l’homme au Sahel : le parlement américain exprime sa préoccupation

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Par une lettre en date du 12 août 2026 adressée au Secrétaire d’Etat américain, Mr Marco Rubio, le Congrès américain, à travers la Chambre des Représentants, présentait une situation peu reluisante dans les domaines de la sécurité, la gouvernance et les droits de l’homme au Sahel. Le document pointe particulièrement les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Le signataire de cette lettre, James P. McGovern, co-président de la « Commission des droits de l’homme Tom Lantos » attirait surtout l’attention du Secrétaire d’Etat américain sur la précarité et la violence qui s’abattent sur la région, devenue le théâtre d’activités des groupes armés non étatiques, comprenant l’État islamique, les alliés d’Al-Qaïda, le JNIM et autres.

Une situation pour laquelle James P. McGovernse dit « profondément troublé », avant d’exhorter l’exécutif américain à « s’assurer que l’engagement des États-Unis dans la région contribue à une résolution de la crise en cours et à la défense des droits fondamentaux des habitants de la région ».

Poursuivant sa description de la situation sécuritaire, la gouvernance et les droits de l’homme au Sahel, le co-président de la Commission Tom Lantos s’est inquiété aussi de « la suspension des partis politiques et associations, de la régression de la liberté de la presse et de la détention et ou disparition des défenseurs des droits de l’homme, d’adversaires politiques et autres dissidents » et ce,malgré les promesses faites d’une « transition vers un régime civil ».

Au regard de la situation ainsi décrite, James P. McGovern a exhorté le gouvernement américain à prendre des mesures devant conduire à une « amélioration significative de la situation sécuritaire, de la gouvernance et des droits de l’homme dans la région » et d’exiger « la libération immédiate de personnalités politiques, de journalistes et de figures de la société civile, à commencer par l’ancien président nigérien, Mohamed Bazoum et son épouse, du défenseur nigérien des droits de l’homme Moussa Tiangari, du journaliste d’investigation Atiana Serge Oulon du Burkina Faso et de la journaliste malienne Chahana Takiou ».

La Commission des droits de l’homme Tom Lantos, à travers le Congrès américain et la Chambre des Représentants exhorte aussi le gouvernement américain à « soutenir les processus de paix locaux dans la région, plaider activement pour l’inclusion de la société civile et les communautés touchées dans les pourparlers de paix, et d’augmenter pour la région, l’aide humanitaire et au développement pour les services essentiels ».

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