Corée du Sud : l’ancien président Yoon Suk-yeol, condamné à sept ans de prison

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La Cour suprême de Corée du Sud a confirmé ce jeudi la condamnation à sept ans de prison de l’ancien président Yoon Suk-yeol pour obstruction à l’exercice des fonctions de fonctionnaires. Il s’agit du premier verdict définitif rendu par la plus haute juridiction du pays à l’encontre de l’ex-chef de l’État, destitué en avril 2025 après la déclaration controversée de la loi martiale.

Selon les images diffusées en direct par la chaîne KBS, la Cour suprême a validé le jugement rendu en première instance. Yoon Suk-yeol était accusé d’avoir ordonné au Service de sécurité présidentielle de faire obstacle à son arrestation en janvier 2025, ignorant un mandat d’arrêt émis par la justice. Les forces de l’ordre n’avaient pu l’appréhender qu’à leur deuxième tentative, après un premier échec lié à l’intervention des agents de sécurité.

Cette condamnation s’inscrit dans une série de huit procès intentés contre l’ancien président, tous liés à l’instauration de la loi martiale. Le système judiciaire sud-coréen, organisé sur trois niveaux, voit ainsi se confirmer l’une des premières sanctions pénales contre Yoon. En février 2026, un tribunal de première instance l’avait déjà condamné à la réclusion à perpétuité pour insurrection contre l’ordre constitutionnel.

Rappelons qu’en avril 2025, la Cour constitutionnelle avait déclaré illégale la proclamation de la loi martiale, jugeant qu’elle violait les principes fondamentaux de la Constitution. Cette décision avait entraîné la destitution immédiate de Yoon Suk-yeol, mettant fin à sa présidence marquée par une forte polarisation politique.

Les avocats de la défense ont annoncé leur intention d’explorer les recours encore possibles, bien que le verdict de la Cour suprême soit généralement considéré comme définitif dans le système judiciaire sud-coréen. L’affaire continue de diviser l’opinion publique : pour ses partisans, Yoon n’a fait que défendre l’ordre face à une menace sécuritaire ; pour ses détracteurs, il a tenté un coup de force inacceptable contre les institutions démocratiques.

Ce jugement historique marque une nouvelle étape dans la longue procédure judiciaire visant l’ancien président. Il pourrait influencer le déroulement des autres procès en cours, notamment celui portant sur la tentative d’insurrection. La Corée du Sud, grande démocratie asiatique, observe attentivement l’issue de ces affaires qui interrogent la solidité de ses institutions face aux crises politiques.

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