Par une série d’arrêtés, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, a prononcé la dissolution de plusieurs syndicats du secteur de la justice. Cette mesure vise le Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN), le Syndicat des Cadres et Agents du ministère de la Justice (SYNCAT), ainsi que le Syndicat National des Agents de la Justice (SNAJ).
Dans une déclaration publique, le ministre de la Justice a justifié cette dissolution en affirmant que les syndicats de la justice se sont « éloignés de la défense des intérêts matériels et moraux à l’heure où le pays s’est engagé dans la voie de la refondation ».
Le ministre a poursuivi en critiquant la posture des syndicats, qu’il juge « incompatible » avec leur mission. Il a pointé du doigt les « agissements de toute nature », observés dans la délivrance des services avant de dénoncer une « lenteur excessive dans le traitement des dossiers » qui, selon lui, met en péril la mission de la justice.
- L’USTN conteste et dénonce une « atteinte grave aux libertés »
L’Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN) a vivement contesté cette décision de dissolution des 3 syndicats du secteur de la justice. Dans un communiqué rendu public, l’USTN a estimé que la dissolution de ces organisations syndicales constitue une « atteinte grave aux droits et libertés fondamentales des travailleurs ».
Le syndicat a également souligné que cette décision est une « violation flagrante des engagements nationaux et internationaux librement souscrits par le Niger en matière de liberté syndicale ». L’USTN qualifie cette série de dissolutions de « provocations à l’endroit du mouvement syndical nigérien » et « interpelle le gouvernement de la refondation sur les conséquences graves de cet acte illégal ». L’organisation exige par ailleurs le retrait « pur et simple » des arrêtés de dissolution.
Pour rappel cette série de dissolutions intervient après celle ayant concerné des syndicats relevant des Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment les douanes et les Eaux et forêts.
A ce niveau, il est important de souligner que le SAMAN fait partie de ces rares structures qui ne cessent de rappeler aux autorités du pays le respect de leurs engagements par rapport aux droits humains.
Ismaël Abdoulaye




















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