Le Conseil Central de l’Union Internationale des Magistrats (UIM) s’est réuni le 15 octobre 2025 à Baku en Azerbaïdjan dans le cadre de la 67ème réunion annuelle de l’Union. La réunion s’est largement penchée sur la situation née de la dissolution du Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN), décidée par l’autorité politique nigérienne ainsi que les implications qu’elle a engendrées.
Il s’agit notamment de la radiation du Secrétaire Général du Syndicat, suivie de celle de son Adjoint, intervenue le 15 août 2025, le gel des fonds du syndicat et la suspension des salaires des magistrats radiés.
Pour le Conseil Central de l’Union Internationale des Magistrats (UIM), toutes ces mesures relèvent d’un « acharnement sans précédent sur les membres du syndicat » avant de qualifier de « dramatiques », les répercussions que ces décisions pourront avoir sur « la liberté d’association des magistrats, l’indépendance de la justice et les droits fondamentaux des membres du Syndicat ».
Le Conseil s’est inquiété aussi du « risque réel de placement de la justice nigérienne sous le contrôle et la direction de l’autorité politique », privant ainsi les magistrats de tout « contrepoids face aux ingérences extérieures ».
En outre, tout en dénonçant « l’absence de réponse de la part des autorités nigériennes aux différents recours déposés par les membres du syndicat », le Conseil Central de l’Union Internationale des Magistrats (UIM), a tenu à « renouveler solennellement son soutien entier et indéfectible aux magistrats du Niger qui continuent de subir les conséquences désastreuses des décisions de l’autorité politique ».
Puis de dénoncer fermement « la dissolution illégale du Syndicat Autonome des Magistrats du Niger et la radiation de ses principaux responsables » avant d’exhorte vivement les autorités nigériennes à « restaurer le SAMAN, à réintégrer les membres injustement radiés du corps des magistrats et à lever le gel des fonds de ladite structure ».
Tout en appelant ses associations membres à se « mobiliser et à œuvrer collectivement pour le respect de l’indépendance de la justice et des droits de magistrats du Niger », l’UIM invite les autorités nigériennes à « remettre en place les garanties institutionnelles de l’indépendance du pouvoir judiciaire, conformément aux normes internationales, et à mettre un terme aux dérives attentatoires aux droits des magistrats à exercer en toute indépendance ».




















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