Au Ghana : la WAES exige plus de transparence dans l’affaire d’agression du journaliste Samuel Addo

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Dans un communiqué rendu public le 10 janvier 2026, la West Africa Editors Society, citant le président du Ghana, John Dramani Mahama, s’est félicité de la décision de suspension prise à l’encontre des pompiers ghanéens impliqués dans l’agression du journaliste Samuel Addo, du Class Media Group.

Le communiqué rappelle que le journaliste a été agressé par un groupe d’agents du service national des pompiers du Ghana sur les lieux d’un incendie qui s’était déclaré, le lundi 5 janvier 2026, au nouveau marché de Kasoa, dans la région centrale. « Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, devenue virale, montrait d’ailleurs cette agression », précise le communiqué.

Pour la West Africa Editors Society, même s’il est réconfortant d’apprendre que les agents impliqués dans cet acte ont été suspendus, « cette information est insuffisante et ne répond pas aux normes de transparence requises dans un système démocratique de gouvernance et de responsabilité ».

Elle souhaite plutôt, dans un souci de transparence et de responsabilité, « savoir qui sont ces agents et combien d’entre eux ont été suspendus », d’autant plus que le responsable des relations publiques du Service national des pompiers du Ghana a déclaré dans un premier temps, que « le journaliste n’avait pas été agressé, mais que son téléphone portable avait été saisi parce qu’il enregistrait sans autorisation une altercation entre des pompiers et un civil », puis déclaré dans un second temps que « les agresseurs présumés n’étaient pas membres du Service des pompiers ».

Pour un souci de transparence et de responsabilité, la West Africa Editors Society souligne l’impérieuse nécessité d’identifier ces agents suspendus ainsi que leur nombre, car « le public a droit de savoir qui sont ces agents » et surtout quand on sait que le journaliste agressé déclarait avoir été agressé par « plus de dix agents ».

Au vu de tout ce qui précède, la West Africa Editors Society estime que « l’impunité prospère et se développe dans l’ombre, et que le traitement ouvert de cette question importante renforcera la responsabilité dans la gouvernance au Ghana, afin de garantir davantage la sécurité des journalistes ».