Le Burkina Faso a libéré mercredi les 11 membres de l’armée de l’air nigériane détenus depuis le 8 décembre après l’atterrissage d’urgence de leur avion sur son territoire. L’annonce a été faite jeudi par le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, qui a salué le succès de la diplomatie dans la résolution de cette crise.
L’appareil, en route vers le Portugal pour une maintenance programmée, a dû se poser en urgence dans l’ouest du Burkina Faso en raison d’un problème technique. L’atterrissage s’est déroulé sans incident, conformément aux procédures internationales, selon l’armée de l’air nigériane. L’équipage se composait de deux pilotes et neuf passagers.
L’incident a provoqué une vive réaction de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant Burkina Faso, Mali et Niger. Le chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta, avait ordonné le placement des défenses aériennes en alerte maximale, autorisant même la « neutralisation » de tout aéronef en violation de l’espace aérien de l’alliance.
Une délégation nigériane conduite par Yusuf Tuggar s’est rendue à Ouagadougou pour négocier la libération. « Grâce à un dialogue soutenu, nous avons résolu la question », a déclaré le ministre dans un communiqué publié sur X. Le porte-parole du ministère, Alkasim Abdulkadir, a confirmé à l’Associated Press que « les choses ont été réglées » et que les militaires n’étaient plus détenus.
Nigeria et Burkina Faso ont convenu d’instaurer des consultations régulières et de renforcer leur coopération bilatérale et régionale. L’équipage peut désormais reprendre son vol vers le Portugal pour la maintenance prévue.
Cet épisode intervient dans un contexte de tensions régionales. Le Nigeria, membre actif de la CEDEAO, est en froid avec l’AES depuis le retrait de celle-ci de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en 2024. Les relations s’étaient encore tendues après l’intervention militaire nigériane au Bénin début décembre, où l’armée de l’air avait mené des frappes contre des putschistes. Le Burkina Faso, frontalier nord-ouest du Bénin, avait vivement dénoncé cette opération.
La libération rapide des militaires nigérians constitue un geste d’apaisement dans une sous-région où les rivalités entre blocs rivaux restent vives.




















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