Issoufou Mahamadou: Le destin de la Cédéao entre les mains d’un « gendarme » de l’Europe !

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Le destin de l’organisation politique et économique de l’Afrique de l’Ouest, la Cédéao, est depuis samedi entre les mains du président nigérien. Issoufou Mahamadou est intraitable sur la question de la migration des jeunes vers l’Europe. Son activisme lui a valu le surnom de « gendarme » de l’Europe.

C’est indéniable, Issoufou Mahamadou succède pour un mandat d’un an, à Muhamadu Buhari, président de la République fédérale du Nigéria, le seul Chef de l’Etat qui lutte véritablement contre la corruption et l’impunité dans son pays le Nigéria sur les seize (16) autres de la sous région ouest-africaine.

C’est donc un homme d’un charisme inégalable et très respecté dans son pays le Nigéria et en Afrique, du fait de sa posture de « fanafricaniste » qui quitte la présidence de l’organisation communautaire.

Le remplaçant de Buhari est qualifié de « gendarme » de l’Europe par une certaine opinion en raison de sa forte implication dans la répression des jeunes migrants africains.

Depuis plus de deux ans, les autorités nigériennes se sont substituées aux services de migration des pays occidentaux, transformant ainsi la région nord-est du Niger en une sorte de frontière de fait de l’Europe.

Une telle inconduite viole allègrement le principe sacro-saint de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cédéao, n’ont cessé de déplorer des activistes des questions des droits de l’Homme.

Le Niger et ses partenaires ont dit agir de la sorte pour empêcher que les « menaces sécuritaires » de la région ne se « projettent » vers l’Europe sous le couvert de la migration.

Le président nigérien aura fort à faire avec ce dossier sur la migration et dont la plupart des jeunes migrants africains sont bloqués à partir de son pays.

Le second défi auquel il fera face durant son mandat d’une année, est celui de la création de la monnaie unique dans les 16 pays de l’espace communautaire d’ici à l’an 2020. Un dossier qui tient beaucoup à cœur des pays comme le Nigéria et le Ghana.

Le combat pour la création de la monnaie unique se vit avec plus d’enthousiasme dans les pays anglophones et lusophones.

Dans les pays francophones, ayant en partage la monnaie de la coloniale, les hauts dirigeants et leurs suites sont très gênés d’en parler publiquement. Pour le moment, nul n’ose faire une communication dans ce sens.

La question de création d’une monnaie unique est l’un des résultats sur lequel Issoufou du Niger sera jugé.

La prise des décisions au niveau de la Cédéao, de quelque nature qu’elle soit, ne peut être l’affaire d’un président en exercice, comme veulent l’insinuer certains commentateurs proches du pouvoir de Niamey. Les décisions sont mûrement réfléchies et sont actées de manière collégiale.

Au surplus il faut même être borné, pour croire qu’un Chef d’Etat en exercice de la Cédéao, peut penser ajourner de son propre gré toute autre décision d’envergure sous régionale, à plus forte raison le plan de mise en oeuvre de la monnaie de la Cédéao, rassure une source depuis l’extérieur du Niger.

Toutefois, les Etats qui ne sont pas prêts à s’affranchir du carcan du franc CFA, sont libres de ne pas adhérer, ajoute la même source.

Avec l’entrée en vigueur de la monnaie de la Cédéao, les pays francophones de l’espace Cédéao qui auront le courage de laisser le franc CFA, pourront désormais amorcer leur véritable décollage économique.

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