Bana/Anawar : les affaires 2.0 !

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Après deux jours de détention, le cyber-activiste et opposant politique, Ibrahim Bana a été libéré ce vendredi 31 mai 2019. Sa libération fait suite au retrait de la plainte à l’origine de son arrestation.

Arrêté le mercredi 28 mai, suite à une plainte de l’ancienne présidente de la cour constitutionnelle Kadidjatou Ly, Ibrahim Bana est libre à la grande satisfaction de sa famille et soutiens politiques.

Ce qui n’est pas le cas de cet autre cyber-activiste, Anawar Abdoulaye, fils de l’ancienne Directrice Générale de l’agence de Micro finance ASUSU. Il a été interpellé presque dans les mêmes circonstances qu’Ibrahim Bana.

 

Relâché après un temps de garde à vue dans les locaux de la Police judiciaire de Niamey, Anawar a eu le sentiment que l’affaire est totalement close.

Après une requalification des faits, il est appelé à comparaître par citation directe le 03 juin 2019 devant le tribunal correctionnel de Niamey.

Il est pour poursuivi pour des  faits qualifiés « d’entreprise de démoralisation de l’armée de nature à nuire à la défense nationale » et pour des « propos diffamatoires contre le Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou ».

Cette affaire tout comme celle de Bana Ibrahim sont toutes intervenues dans un même contexte. Bien que les charges diffèrent, les faits incriminés ont été commis dans les mêmes conditions : Expression d’une opinion sur Facebook.

Au Niger comme un peu partout dans la sous-région ouest-africaine, Facebook, et WhatsApp sont les réseaux sociaux les plus prisés des cybercitoyens.

Défenseurs des droits de l’Homme, opposants politiques et internautes proches du pouvoir en place, s’en servent pour donner leurs opinions.

Ces deux affaires reposent de plus bel le débat sur l’impact du numérique dans le jeu démocratique nigérien.

Le vide juridique déploré dans ce domaine profite autant aux opposants qu’aux partisans du régime. Dans les deux camps, on n’en use comme on peut.

En attendant, les juges et les institutions judiciaires auront fort à faire avec les activistes des réseaux sociaux.

Affaire à suivre!

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